Fiches techniques

C’est une affection multifactorielle, très grave chez le poulain et présentant une importance économique loin d’être négligeable chez l’adulte puisqu’il s’agit d’une pathologie affectant les performances sportives et le bien être de votre cheval.

En général, il s’agit d’un déséquilibre entre l’acidité gastrique excessive et constante, et les mécanismes de défense de la muqueuse stomacale. Une réduction de la protection gastrique ou de son efficacité déclanche le développement des ulcères gastriques.

Chez le cheval adulte, on trouve en majorité des ulcères de la muqueuse aglandulaire. En cas de stress ou d’AINS, ils touchent la muqueuse glandulaire. Chez le poulain, ce sont des ulcères de la muqueuse glandulaire en majorité mais il n’est pas impossible de trouver des ulcères de la muqueuse aglandulaire.

Les facteurs de risques sont multiples, on retrouve principalement l’alimentation et le mode de vie.

Une alimentation pauvre en fibre, une distribution intermittente d’aliments, ou encore la mise à jeûn ou un régime pauvre en protéines et riche en glucides peuvent être responsables d’ulcères gastriques.

L’évolution du mode de vie du cheval de sport ou de loisir, tout comme l’alimentation modifiée, peut provoquer des ulcères. Le confinement au box ou une activité intensives (courses …) ou encore un contexte stressant provoquent de façon assez courante des ulcères de la muqueuse gastrique. Enfin, un cheval sous traitement anti inflammatoire prolongé est plus sensible à l’apparition d’ulcères.

Les signes d’appels fréquemment observés sont:

  • Bruxisme
  • Baillement
  • Perte d’appetit
  • Signes de colique légers peu après le repas

Il n’y a pas de lien entre les symptômes observés et la gravité des lésions : des lésions importantes peuvent être asymptomatiques et des symptômes forts peuvent être révélateurs de lésions très faibles. Le diagnostic de certitude est la gastroscopie sous sédation.

Le traitement repose sur une évolution du mode de vie et de l’alimentation, avec une mise au pré régulière et une alimentation riche en fibre et des repas fractionnés (3 repas par jour). De plus un traitement à base d’oméprazole est possible après confirmation par la gastroscopie d’ulcères gastriques pendant au moins 6 semaines. Des protecteurs de la muqueuse gastrique peuvent également permettre de compléter le traitement à base d’oméprazole notamment à plus long terme fin de prévenir la récidive.

La vaccination permet de diminuer la gravité des signes cliniques, des lésions, et le niveau d’excrétion de l’agent pathogène par l’animal infecté. On protège ainsi le reste du groupe et on diminue la propagation de la maladie. Mais en plus d’apporter une protection de votre cheval contre certaines maladies, il s’agit également d’une opportunité pour votre cheval d’être l’objet d’un contrôle annuel par votre vétérinaire. Cela vous permet d’aborder toutes les points qui vous inquiètent concernant le bien être et la bonne santé de votre animal.

En France, nous vaccinons principalement contre quatre maladies :

  • La grippe (maladie très contagieuse, pouvant laisser des séquelles de l’arbre respiratoire)
  • La rhinopneumonie (maladie également très contagieuse, laissant parfois des séquelles de l’arbre respiratoire, infection latente possible)
  • Le tétanos (maladie grave parfois mortelle, très grande sensibilité du cheval avec de nombreuses situations à risque telles qu’une plaie au pré)
  • La rage (zoonose (maladie transmissible à l’homme) et mortelle)

Des vaccins sont également disponibles contre l’artérite virale équine (vaccination des animaux reproducteurs) et la maladie de west nile.

La vaccination obligatoire pour les chevaux participant à des rassemblements (concours de CSO, CCE, dressage, courses, foires …) ne concerne que la grippe. Cependant il est très fortement conseillé de vacciner tous les chevaux d’un cheptel contre les quatre maladies citées ci dessus. La primo vaccination correspond à la vaccination la première année. Pour certaines maladies comme la rage, une seule injection suffit, alors que pour le tétanos, la rhinopneumonie et la grippe, deux injections à un mois d’intervalle sont nécessaires.

La vaccination contre la rage et la rhinopneumonie doit être répétée 6 mois après la première vaccination la première année.

Les rappels sont ensuite à réaliser tous les ans (tous les deux ans pour le tétanos), sauf pour les chevaux participant à des compétitions internationales qui doivent alors avoir un rappel contre la grippe tous les 6 mois.

L'environnement de votre cheval est susceptible de lui transmettre des parasites qui peuvent, s'ils ne sont pas traités régulièrement, provoquer de nombreuses pathologies. Afin d'éviter à votre cheval une infestation massive il est donc recommandé de le vermifuger régulièrement.

Quels sont les principaux parasites internes que mon cheval peut attraper ?

Voici une liste des principaux parasites internes rencontrés chez le cheval et leurs conséquences en cas d'infestation.

 

1. Gastérophiles

Les chevaux s'infestent en ingérant des œufs présents sur le pelage.

Conséquences : salivation, gastrites, ulcères gastriques ou coliques.

2. Ascaris

C'est le plus grand parasite des chevaux (15-40 cm de long).

Conséquences : Troubles digestifs, retard de croissance, signes respiratoires, toux

3. Grands strongles

Les chevaux se contaminent en ingérant des larves présentes sur les pâtures.

Conséquences : anévrisme vermineux, hémorragies internes, hépatites, kystes pancréatiques, troubles digestifs ou coliques.

4. Petits strongles ou cyathostomes

Les chevaux se contaminent en ingérant des larves présentes sur les pâtures.

Conséquences : la sortie brutale d'un grand nombre de larves de la paroi intestinale peut être fatale. Leur sortie régulière provoque une inflammation responsable de coliques, diarrhées, fièvre, amaigrissement...Les adultes, quant à eux, peuvent être responsables de troubles digestifs pendant la saison de pâturage.

5. Ténias

Les larves sont hébergées par les acariens de prairie (Oribates).

Conséquences : entérites, coliques spasmodiques, obstructions intestinales.

6. Strongyloïdes

Les jeunes poulains s'infestent par ingestion de larves provenants de leur mère (transmission par le lait) soit d'un environnement souillé (litières humides).

Conséquences : diarrhées profuses chez les jeunes âgés de 2 semaines à 2 mois ou plus, pouvant entrainer la mort.

7. Oxyures

Les chevaux s'infestent en ingérant des œufs présents dans les boxes mais aussi les pâtures.

Conséquences : démangeaison anale, dépilation de la queue.

8. Habronèmes

Ces vers ronds migrent dans l'œsophage et /ou estomac selon les espèces.

Conséquences : rarement symptomatique, douleur stomacale.

9. Trichostrongles

Les chevaux l'hébergent dans leur estomac après ingestion de larves sur les pâtures notamment lors de copâturages avec des bovins.

Conséquences : rarement symptomatique, possibilité de douleur stomacale.

10. Onchocerques

Très longs et fins, ces vers ronds sont aussi appelés filaires. Les onchocerques adultes se localisent autour des ligaments (nucal ou suspenseur du boulet).

Conséquences : rarement symptomatique, possibilité de dermites liées à la présence de microfilaire dans le derme.

11. Strongles respiratoires

Les chevaux s'infestent par ingestion d'œufs ou de larves sur les pâturages.Ils infestent surtout les ânes et les chevaux qui les côtoient.

Conséquences : toux, difficultés respiratoires.

Comment puis-je lutter contre ces parasites ?

Il existe de nombreuses molécules contenues dans les vermifuges capables d'éliminer les parasites présents dans votre cheval. Chaque molécule ne possède pas le mêmespectre d'action en d'autres termes une molécule n'agit pas sur tous les types de vers.C'est pour cela qu'il est recommandé de vermifuger avec différentes molécules tout au long de l'année afin d'éliminer le plus de parasites différents possible.

Je dois vermifuger mon cheval, mais combien de fois par an ?

Afin d'effectuer une vermifugation correcte il est conseillé de vermifuger entre 2 (pour les chevaux ne sortant jamais au pré) et 4 fois par an à intervalles réguliers. Pour savoir quel vermifuge utiliser à quel moment demandez conseil à votre vétérinaire.
Les vermifuges sont pour la plupart sous forme de pates orales, en seringues ajustables en fonction du poids de votre cheval.

N'y a-t-il pas de risque de résistance en vermifugeant systématiquement ?

Tout comme l'utilisation irraisonnée d'antibiotiques, l'administration répétée du même vermifuge peut conduire à la formation de résistances. Pour éviter cela, il est fortement recommandé d'effectuer des coproscopies (recherche d'œufs ou de larves dans les crottins) permettant de cibler le ou les parasites à traiter et donc d'adapter au mieux le vermifuge à administrer.

En conclusion, parlez en avec votre vétérinaire pour qu'il adapte au mieux un protocole de vermifugation pour votre cheval !